Le Piñatex, ou feuilles d’ananas, est une révolution dans la mode de la maroquinerie
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Le Piñatex, ou feuilles d’ananas, est une révolution dans la mode de la maroquinerie

Avez-vous déjà eu un sac ou des chaussures en feuilles d’ananas ? Non ? Et pourtant c’est une réalité ! Depuis quelques années, le Piñatex, fabriqué avec des feuilles d’ananas, est une des matières alternatives à la peau des animaux pour remplacer le cuir.

Tout a comencé avec l’espagnole Carmen Hijosa qui a été longtemps conseillère dans l’industrie du cuir. Elle s’est inspirée d’un vêtement traditionnel aux Philippines fabriqué à partir de fibres cellulaires trouvées dans les feuilles d’ananas et a pensé que l’on pouvait fabriquer un textile non tissé de ces fibres. Pendant 7 ans, elle a travaillé sur ce concept novateur qui apparaît comme une matière très solide et légère et dont l’impact environnemental durable et biodégradable paraît fort louable.

Autrefois, 40 tonnes de feuilles étaient chaque année soit brûlées engendrant une pollution certaine soit laissées en décomposition. Aujourd’hui le Piñatex est devenu un supplément de revenu non négligeable pour les fermiers philippins, ils participent à l’extraction des fibres des feuilles d’ananas avant de cueillir le fruit et de se débarrasser des feuilles. Les feuilles récoltées sont par la suite transformées en matière textile à l’issue d’un traitement industriel. Tout ce qui reste est ensuite utilisé comme engrais naturel. Le textile alors produit peut être teint, imprimé ou traité pour créer différents types de textures. C’est ainsi qu’on peut obtenir un aspect similaire au cuir animal. Pour produire 1m² de Piñatex™, 480 feuilles sont nécessaires, soit l’équivalent de 16 ananas. C’est en Angleterre et en Espagne que les fibres vont se voir transformer en maillage non-tissé.

Après avoir obtenu son master de styliste à Berlin, Camille Vial fait ses armes dans des bureaux de stylisme parisiens. Ensuite c’est à New Delhi qu’elle est en charge pendant 6 ans du développement et de la production pour des marques de grandes distributions françaises. De retour à Paris, Camille a envie de voir et penser la mode autrement. Elle s’intéresse à la slow fashion (mode de consommation responsable), à l’écologie, au made in France et finalement à l’exploitation animale.

Diplômé d’un master en entrepreneuriat dans une école de commerce, Raphaël Vial, le frère de Camille, a participé à la création et au développement de deux entreprises. Étant passionné par la mer, Raphaël a travaillé comme skipper avec des associations de protection de l’environnement. Aujourd’hui, participer avec sa soeur à la création de la marque Camille pour vendre des accessoires vegan est tout à fait naturel pour lui, il concilie ainsi ses envies entrepreneuriales et environnementales.

Le Piñatex utilisé pour les sacs Camille montre bien les larges possibilités de ce cuir végétal avec ces belles couleurs, noir, rouge et or. Chic et tendance mais en même temps léger et résistant pour un usage quotidien.

Suivez-nous bien car nous allons très vite vous proposer de nouveaux produits en Piñatex vendus par une créatrice islandaise travaillant au cœur de la mode anglaise…

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